Harry Potter à l’école de la philosophie

Marianne Chaillan

Editions Ellipses

Essai philosophique

Ma note : 15/20

Harry Potter à l'école de la philosophie, Marianne Chaillan (éditions Ellipses)
Crédit photo : @camladustylibrary

Potterhead un jour, Potterhead toujours !

Oui, je fais partie de la génération qui a grandit en même temps qu’Harry Potter. J’ai plongé la tête la première dans l’univers de J.K Rowling dès mon entrée au collègue. J’avais alors 11 ans, exactement le même âge qu’Harry lorsqu’il découvre qu’il est un sorcier et qu’il fait sa toute première rentrée scolaire à l’école de sorcellerie de Poudlard.

Sauf que moi, j’attends toujours ma lettre d’admission… Un hibou s’est perdu en route, faut croire !

Les films sont sortis en suivant et l’immersion dans le monde des sorciers fût totale pour moi (#nostalgie). Alors, oui. Bien sûr, ça va vous paraître très commun. Tout le monde dit ça. Mais Harry Potter fût la saga qui m’a donné le goût à la lecture. Les premiers tomes d’Harry Potter ont été les premiers « vrais » romans que j’ai lu toute seule, comme une grande (Tom-Tom et Nana, ça compte pas !).

J’ai toujours lu cette saga avec mes yeux d’enfant (et d’adolescente). Du coup, je suis passée un peu à côté de quelques clins d’œil et autres références faites par l’auteure aux adultes. Notamment, les grands concepts de la philosophie.

Ici, Marianne Chaillan, prof de philo au lycée et à l’université, nous propose de lever le voile sur tout un tas de références à la philosophie qui se sont glissées au fil des pages de la saga Harry Potter. Et ma foi, c’était fort instructif !

Pour ma part, je n’ai fait de la philo qu’en terminale. Et encore, pas beaucoup puisque j’ai passé un bac S. Je n’ai donc que quelques miettes de références et de culture en la matière. Cependant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture de Harry Potter à l’école de philosophie. Au contraire, j’ai trouvé ça passionnant et j’avais même envie de creuser un peu plus, d’aller lire ces grands auteurs de la philosophie qui me font défaut. De cultiver mon jardin comme dirait Voltaire.

Dans cet essai qui n’est pas très long (304 pages), Marianne Chaillan nous montre qu’il y a de la philosophie platonicienne, stoïcienne ou encore nietzschéenne parsemées dans la saga. Elle nous propose de nous les montrer dans un style d’écriture très abordable, tout à fait accessible au néophyte et au grand public. Elle décortique toutes les scènes importantes qui transmettent un message philosophique (la cape d’invisibilité, le conte des 3 frères, la mort de Dumbledore, les horcruxes de Voldemort, etc…) que se soit dans les livres mais également dans les films.

Je dois quand même avoué que j’ai été un poilou frustrée de ne pas avoir suffisamment de culture et de bagage philosophiques même si l’auteure nous explique tout de manière très simple. Mais ça donne envie d’aller creuser un peu, d’aller fouiller et lire tout ces philosophes. Platon en tête de liste !

Bref, une lecture que je vous recommande si, comme moi, vous êtes fans de Harry Potter car elle vous permettra de voir la saga sous un nouveau jour ! 🔮

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Les Outrepasseurs, T4 : Férénusia

Cyndi Van Wilder

Gulf Stream Editeur

Fantastique

Ma note : 11/20

Les Outrepasseurs (T4) Férénusia, Cindy Van Wilder
Crédit photo : @camladustylibrary

A la base, la saga des Outrepasseurs ne devait être qu’une trilogie. Trois tomes que j’ai personnellement adorés et dont je vous avez déjà parlé ici.

Ce quatrième tome n’était donc pas prévu et fût une surprise lors de sa sortie il y a maintenant deux ans. J’ai un peu tardé à me le procurer, c’est vrai. J’avais vu pas mal d’avis mitigés, voire carrément négatifs sur ce livre.

Mais j’avais quand même envie de le lire et de me faire mon propre avis. Parce que j’étais curieuse. Mais surtout, car j’ai tellement adoré l’univers des Outrepasseurs créé par Cindy Van Wilder, que je ne pouvais pas ne pas lire ce quatrième et dernier tome.

Grand mal m’en a fait !

Je n’ai pas du tout apprécié Férénusia. Pour moi, ce tome était de trop et il n’apporte absolument rien à l’histoire. Au contraire… Pour moi, les trois premiers tomes se suffisaient en eux-mêmes.

Pour l’histoire, je ne vais pas trop en dire pour ne pas vous spoiler sur les tomes précédents, mais, en gros, on va suivre la libération et la révélation au grand public du peuple des ferreux. Les ferreux, ces êtres que nous avions découverts dans le tome 3 et qui ont la particularité d’avoir la peau métallique et d’être très doués avec tout ce qui est mécanique.

Pour ce qui est de mon avis sur ce livre, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de clichés dans Férénusia. Notamment des scènes de love hyper mièvres. J’ai levé les yeux au ciel alors que ça ne m’était jamais arrivé dans les précédents tomes de la saga.

Les thématiques abordées étaient intéressantes mais tellement omniprésentes, redondantes je dirais même, que s’en était vite écœurant.

On le sait, les livres de Cindy Van Wilder sont toujours teintés de contestation, de révolte des peuples opprimés, de mise en lumière des minorités notamment sexuelles et genrées. Ce qui est une excellente chose en littérature.

Mais dans Férénusia, les minorités sont des majorités, il y en a partout, à toutes les sauces. Trop. Too much. Tous les personnages ont une particularité sexuelle ou genrée : genderfluid, lesbienne, gay, bi, etc… que c’était limite obsessionnel. On s’en fout qu’un tel aime les garçons et pas les filles, ou que machin-bidule a un genre neutre ! Ce qu’on veut, c’est avancer dans l’histoire !

Autre chose qui a confirmé mon avis plus que mitigé sur ce livre, c’est qu’il ne se passe rien. Du moins, pas grand chose. C’est plat, on s’ennuie. Il y a bien peut-être une ou deux scènes d’action mais qui ne vendent pas vraiment du rêve. Dommage !

Cependant, je ne peux que vous recommander de lire Les Outrepasseurs. J’ai adoré l’univers qui est hyper bien construit et très original. Mais, de grâce, arrêtez-vous au tome 3. Si vous lisez le tome 4, vous serez très probablement aussi déçus que moi 👤

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Le Livre des Baltimore

Joël Dicker

Editions de Fallois

Contemporain

Ma note : 17/20 ❤

Le Livre des Baltimore, Joël Dicker
Crédit photo : @camladustylibray

Avant toute chose, je tiens à vous souhaiter une bonne et heureuse année 2019 ! Qu’elle soit riche en découvertes et en coups de cœur livresques ! Je ne vais pas m’attarder ici sur mon bilan 2018 (mes meilleurs lectures, les événements littéraires qui ont marqué mon année, etc…) car je l’ai déjà fait là. Mais sachez seulement que je compte lire d’avantage en 2019 en me fixant un objectif de lire minium 1 livre par semaine.

Mais revenons à nos moutons, ou plus particulièrement au Livre des Baltimore de Joël Dicker. Premier livre terminé en cette nouvelle année et premier coup de cœur de 2019. Si c’est pas une bonne surprise ça quand même !

Vous le savez certainement, Joël Dicker a été pour moi LA révélation auteur de 2018 et c’est tout naturellement que je continue à découvrir ses œuvres. Le Livre des Baltimore est pourtant bien loin des romans policiers que sont La Vérité sur l’affaire Harry Québert ou encore La Disparition de Stéphanie Mailer. Ici, on est sur un livre contemporain avec pour thématique le secret de famille. Pas vraiment mon genre de prédilection à la baaaase … Mais, mais, mais…

J’ai adoré le suspense autour du drame familial qui a ébranlé la famille Goldman. Pour vous faire un petit topo de l’histoire, on retrouve Marcus Goldman, le personnage principal de La Vérité sur l’affaire Harry Québert. Marcus va nous raconter, cette fois-ci, l’histoire de sa famille et plus particulièrement les Goldman-de-Baltimore, à savoir : son oncle, sa tante et ses deux cousins. Les Baltimore sont bénis des dieux, tout leur réussi contrairement aux Goldman-de-Montclair (la ville dans le New Jersey) à savoir : Marcus et ses parents.

Le jeune Marcus a toujours admiré et jalousé la magnificence des Baltimore : plus riches, plus charismatiques, plus intelligents… Mais quand le vernis de la réussite craquelle, Marcus va découvrir des secrets qu’il ne voyait pas avec ses yeux d’enfant. 

La plume de l’auteur a rendu cette histoire tellement addictive et immersive que je n’ai pas vu défiler les 593 pages. J’ai également apprécié la mécanique narrative qu’utilise Joël Dicker à chacun de ses romans (du moins, dans ceux que j’ai lu jusqu’à présent) à savoir une alternance passé/présent.

Ce livre est triste mais beau à la fois. Vraiment très touchant. Une belle surprise pour démarrer cette nouvelle année. Allez-y, je vous le recommande à 💯% !

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