[Avis Lecture] Le Portail d’Athénor : la légende des mille lieux – Luc Giannetti

Jet d’Encre Editions

Fantasy

Ma Note : 14/20 

Le Portail d'Athénor : la légende des mille lieux - Luc Giannetti (Jet d'Encre Editions) Avis Lecture La Dusty Library (blog littéraire)
Crédit photo : @camladustylibrary

[Article sponsorisé]

Lire de la fantasy, j’adore ça ! Même si j’en lis moins qu’à l’adolescence, j’aime me plonger dans des univers imaginaires. C’est pourquoi, lorsque Luc Giannetti m’a contacté pour me proposer de lire son premier roman, Le Portail d’Athénor : la légende des mille lieux, j’ai accepté avec grand plaisir. Ce premier tome d’une trilogie nous embarque, en compagnie d’adolescents, dans les Terres Éternelles sur les traces d’une légende gardée secrète, faite de magie et d’aventures.

Le Pitch

Aline, la fille du tavernier du village de Sylvestria, aime lire plus que tout au monde. Un jour, à la bibliothèque, elle tombe sur un mystérieux journal intime parlant de la légende des mille lieux et du portail pour y accéder : le portail d’Athénor. Cette lecture pourrait bien la mettre en danger. 

Nathaël, Jaho et Stan sont les meilleurs amis du monde. Orphelins, ils ont grandit ensemble et sont inséparables. Leur curiosité naturelle et leur soif d’aventure vont les embarquer, bien malgré eux, sur les traces du portail d’Athénor.

Parmi les ombres de la forêt et du quartier mal famé de la ville, rôde la silhouette insaisissable du fantôme de Sylvestria. Un mystérieux inconnu qui erre aux alentours depuis le récent tremblement de terre.

A l’autre bout des Terres Eternelles, l’Ordinis règne en maître et asservit les peuples des contrées. Les Lords Inferis sont prêts à tout pour asseoir leur néfaste pouvoir.

Mon Avis

J’ai bien aimé l’univers que nous propose Luc Giannetti. Inspiré par certains codes de la fantasy classique (on retrouve un peu de Tolkien par-ci, par-là), l’auteur s’affranchit de certains autres codes. On baigne tantôt dans un monde féodal de médiéval fantasy : les chevaliers, les épées, les forteresses. Puis soudain surgissent des éléments modernes : une ampoule, de l’électricité, une machine, etc. 

Le langage utilisé plonge ses racines dans notre époque moderne : de l’argot, des expressions de notre vie courante jonchent les pages. L’humour aussi est très présent. Mais ne vous méprenez pas, nous ne sommes pas dans de la light fantasy qui implique une caricature. Non, ici, l’humour vient des personnages, de leurs réparties ou de situations cocasses qu’ils rencontrent. Cela fait sourire et donne une note lumineuse au récit. 

Pour l’anecdote, ce qui m’a fait le plus rire, c’est que les méchants tiennent à jour leurs rapports et leur système d’organisation à la lettre. L’administration française pourrait en prendre de la graine ! 

Dans ce livre, l’intrigue avance vite. Ici, pas de longue description de l’univers, des us et coutumes, du système magique, politique ou religieux. N’y cherchez pas la densité d’une Robin Hobb ou d’un George R.R Martin. Le Portail d’Athénor conviendra parfaitement à celleux qui n’ont pas l’habitude de lire de la fantasy ou qui ont peur de s’y aventurer, car l’intrigue avance rapidement sans se perdre dans des montagnes de description. En somme, c’est une bonne porte portail (haha !) d’entrée dans le genre de la fantasy.

Personnellement, j’adore les grosses sagas de fantasy adulte avec plein de détails, des descriptions à rallonge, des intrigues et sous-intrigues, et pléthore de personnages. Donc, pour moi, ce roman était un poilou léger au niveau de la densité. Les personnages se font vite confiance. Peut-être un peu trop rapidement à mon goût. 

Mais si j’ai véritablement un petit bémol à soulever, je parlerais de la place des femmes dans ce livre. Sur les 7 personnages principaux, une seule femme. Et elle ne joue pas un rôle majeur. Elle passe de la protection de son père à celle d’un autre homme. Elle n’a pas d’indépendance mais par contre elle est jolie. Idem pour les quelques autres rares personnages féminins du roman : elles sont jolies, fragiles, tombent en pâmoison… 

Je pense que malheureusement la fantasy souffre de son passé patriarcal même s’il existe des œuvres qui arrivent à nous proposer des personnages féminins forts et indépendants (je pense notamment à Ellana de Pierre Bottero, Lyra de Philip Pullman ou encore Arya, Daenerys ou Cersei chez G.R.R Martin). Espérons que l’arc narratif d’Aline évoluera dans les 2 prochains tomes. 

Moi qui suis fan de thrillers bien sombres et bien glauques (coucou, je suis bizarre !), j’ai un peu déploré de ne pas avoir été servie en hémoglobine et en sordidité (je suis bizarre, j’ai dit !). Le Portail d’Athénor est un roman bon enfant, lumineux, avec de l’humour et de l’amour. On y retrouve l’innocence et la naïveté pure de l’enfance. Car l’essence même des Mille Lieux et du Portail est d’y croire profondément (un peu comme la magie de Noël, en fait !). 

Malgré tout, en refermant ce livre, je garde un sentiment de positivité et de lumière. On y retrouve notre âme d’enfant, la croyance en la magie et les plaisirs simples de l’existence. Et cela fait du bien, parfois, de s’éloigner de la noirceur du monde.


Titre : Le Portail d'Athénor : la légende des mille lieux
Auteur : Luc Giannetti
Edition : Jet d'Encre Editions
Nombre de pages : 254
Prix : 21,10 €
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